Pailler ses litières avec le bois de ses haies et économiser : c'est possible !

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litière animale 50
Porte ouverte organisée mardi 23 février prochain à St Martin d’Aubigny (50)

En plus d’une économie non négligeable d’achat de paille vu le contexte économique du marché, l'autoconsommation des plaquettes de bois pour le paillage des animaux  valorise les haies de l’exploitation et permet l’entretien du bocage. C’est une alternative à la valorisation en filière bois énergie qui dépend du développement des chaufferies petites et moyennes puissance. 

Depuis 8 ans, Benjamin Hue, éleveur laitier à St Martin d’Aubigny (50), 68ha, 220000 L, paille la litière de ses vaches laitières avec des plaquettes de bois issues du bocage, et réalise plus de 40% d’économie de paille. 

30m3 de copeaux sec par an qu’il étale avec le godet de son tracteur sur 15 cm d’épaisseur sur la surface de couchage en sous-couche sous la paille. Il a diminué de moitié sa consommation de paille par an : 35T contre 18T. C’est pour lui une économie d’au moins 2000€ par an. Il contrôle la température, ne fait qu'un curage fin hiver et épand son fumier-plaquettes de bois 15 jours après la sortie de la stabulation sur prairie ou culture sans enfouissement. Les avantages : aire paillée ayant une bonne tenue, diminution des mammites par rapport au système d’avant, pas de salissement des vaches, pas de problème aux pattes et une propreté bien meilleure que le système 100% paille. A la sortie de l’hiver, le paillot a plus de 40 cm d’épaisseur. Mais la partie la plus profonde est toujours sèche. 

Le paillage des veaux et des génisses avec des plaquettes bocagères est la pratique qui se répand le plus vite, vu le nombre de chantiers que les déchiqueteuse des cuma départementales réalisent pour des nouveaux adhérents qui le testent. D’autres sont en réflexion pour adapter leur bâtiment pour les vaches laitières. 

Ne pas oublier que le bois déchiqueté permet de valoriser aussi le petit bois qui représente ⅓ du volume total habituellement perdu ou brulé suite aux chantiers de bois bûches. Ajoutons que ces chantiers mécanisés séduisent les agriculteurs à qui le manque de temps et de main-d'œuvre se trouvent solutionnés. 

Aussi, pour en savoir plus sur les pratiques, la filière bois déchiqueté, la gestion des haies et les chantiers, prenez date de la Porte Ouverte prévue le 23 février prochain, organisée par Cotentin Réseau Rural, la Fédération des cuma Normandie Ouest, la Chambre d’Agriculture, l’Association de boisement du Nord Manche et le PNR Marais du Cotentin et du Bessin.

Quelques chiffres : 

  • 250kg de paille pour 1m3 de plaquette de bois (ou 1 tonne pour 1 tonne)
  • 1m3 de plaquettes absorbent 350 litres d’urine
  • 100ml de haie c’est 25m3 de bois déchiqueté
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