Des coupeur-abatteurs dans les champs...

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Depuis quelques années, les chantiers de production de la plaquette se sont de plus en plus mécanisés. Cela a commencé par le déchiquetage avec le déploiement des déchiqueteuses à grappin dans le bocage normand, et cela se poursuit avec l’abattage ces dernières années. Cette mécanisation est importante sur plusieurs points détaillés ci-dessous.
  • Diminuer la pénibilité des chantiers 

Avant, l’abattage à la tronçonneuse était fastidieux, long, et surtout risqué. Les abatteuses ont permis de gagner en sécurité et sérénité. C’est la même chose pour les déchiqueteuses : il fallait être plusieurs pour alimenter une déchiqueteuse manuelle, avec beaucoup de travail pour avoir un débit régulier.
  • Améliorer la performance technico-économique des chantiers 

En abattant à la tronçonneuse, il faut plus de temps et de personnes présentes ce qui induit des coûts élevés. L’amélioration de la performance des déchiqueteuses a aussi permis d’améliorer la compétitivité de la filière : le coût de déchiquetage moyen a baissé de 30% en 8 ans et celui de l’abattage mécanisé de 8%. La réduction des coûts de production de la plaquette bocagère est essentielle pour lui permettre de trouver des débouchés dans un secteur de plus en plus concurrentiel.
déchiqueteuse 50
 
  • L’entretien des haies

Ce point découle des deux précédents. Le fait de la mécanisation entraîne une réduction de la pénibilité et un coût de production plus faible ce qui incite des agriculteurs à entretenir plus régulièrement leurs haies par les débouchés qui deviennent possibles : en énergie (pour chauffer l’exploitation agricole ou des bâtiments communaux), en litière animale, en paillage d’espaces verts ou lors de plantations de haies, en BRF …
Mise en tas

Et ce sont les débouchés qui permettent l’entretien des haies et leur préservation : le recépage régulier va rendre des souches plus vigoureuses, elles vont produire de nouvelles racines et de nouveaux brins et ainsi se perpétuer. Une haie non entretenue (ou mal entretenue) va être, elle, en proie aux maladies ou aux éléments naturels (tempêtes) et vont ainsi se dégrader petit à petit.
  • Des machines dans les champs

Les articles réguliers dans la presse locale montrent qu’il est important d’expliquer ce que les citoyens perçoivent de chez eux : oui des machines imposantes sont dans les champs, mais elles permettent de préserver les haies dans lesquelles des arbres sont abattus (par recépage) et grâce à ce bois, des chaufferies communales sont approvisionnées en bois local et des bâtiments sont chauffés grâce à une énergie locale, durable et renouvelable.


Cet article relate des chantiers qui ont lieu dans le cadre de la filière bois énergie bocagère locale. D’autres acteurs du bois énergie peuvent aussi conduire des chantiers dans le bocage en dehors de cette filière.

Pour plus d’informations, des fiches sont en cours de création pour communiquer autour de la ressource bocagère normande et du cycle d’entretien de la haie. Vous trouverez ci-dessous une fiche réalisée pour l’Orne.
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